vendredi 25 mai 2018

Au chat et à la souris.

Rien de transcendant ces derniers temps en montagne.
Juste une grosse partie de jeu de chat et de souris entre une météo capricieuse et nos envies montagnardes.
Lundi, malgré un ciel se chargeant en gros nuages pas sympas et quelques gouttes, nous réussirons avec Fabien à grimpouiller du côté de Canfranc, la mythique voie locale ouverte par  Robert et Jean Pierre: Gégé.
Je ne me rappelais pas, mais elle présente quelques beaux passages entre fissures et dalles malgré sa faible hauteur.
Prendre 2 ou 3 friends de tailles moyennes, histoire d'être vraiment confort, sinon la voie est quasi équipée ( bon ceci dit, Fabien trouve que je suis très avare sur les points rajoutés)





Comme les gouttes ne s'intensifient pas, on continue notre pérégrination plus en amont de la vallée,sur la paroi de Sagüesta, ou se trouvent 4 voies équipées sur un caillou parfait et tout en dalles, après un coup de cul aux départs.
Ayant déjà parcouru les voies de gauche, nous optons pour celle de droite, paraphée des lettres KR à son pied.
Pour info, L2 part vraiment à gauche pour aller chercher un mur raide et de toute beauté.





Voie quasi équipée. Descente en rappels par la voie Sendero Limite.

Jour de l'Ascension! Tout est dit dans le deuxième mot.
On ne déroge pas à la règle pour fuir "el tiempo de mierda",  direction la Pena Rueba avec Jean Pierre. Entre temps, on croise dans un bar local, une des mythiques cordées pyrénéennes internationales.
Tandis qu'ils vont se faire "Loranzo Ortaz", nous, c'est sortie botanique et géologique dans "Miranda de Maïté".
Il est vrai que la voie n'est pas des plus belles ( la plus moche qu'il ait faite dans le secteur dixit JP) malgré quelques passages  sympas.
Voie entièrement équipée.







Et puis, vous le reconnaissez??? Ossau, face Nord,"Y'a du grisu dans le tempo", c'est lui. La classe...


...dans une cordée de classes...!



dimanche 13 mai 2018

Voie hommage à Nouqueret Jérémy

J'avais repéré il y a quelques temps, de beaux piliers du côté de Esquit mais la problématique était l'approche. Si cette dernière dans un premier temps, est plutôt de type bucolique, avec la fleur à la bouche et cheveux aux vents, la deuxième partie s'avère tout autrement.
Obligés de passer par le haut,il nous faut descendre dans des bois aux pentes raides, caillouteuses et herbeuses à souhait qui me couteront 3 vols planés ensanglantés. Au bout d'un moment et en raison de notre situation assez précaire, nous décidons d'arrêter notre progression  avant de se fracasser les os pour de bon . Et puis, nous sommes à un point, où pour continuer, il faut installer des rappels sur les arbres pour pouvoir éventuellement rejoindre la base des piliers convoités.

De retour à une situation plus confortable, on réfléchit au plan B dans la vallée.
En entamant notre rapatriement, on aperçoit une belle falaise qui domine la cabane et les bois de Sabas. Quitte à être là, autant aller voir.

La falaise présente un super caillou et un super panorama sur le fantastique cirque de Lescun. Une des plus belle vue de la vallée pour nous.



 Malgré sa faible hauteur, la falaise présente des murs incroyablement verticaux voire déversants, avec un caillou exceptionnel débouchant sur de grandes dalles sans défauts et nous obligeant à fouiner pour trouver une faiblesse évidente pour pouvoir y grimper.

Notre quête sous la main, Jean Pierre se lance à l'assaut de sa douce malgré l'absence de dégaines que nous avions oubliées à la voiture.



L2: Courte mais très belle sur un rocher parfait.



L3 Un pas un peu pêchu et une sortie moins marrante sur des touffes d'herbe ( en hiver, elles auraient pris cher...)



L4: Elle franchit un ressaut pour traverser une grande vire herbeuse et gravir un dernier mur sur un super rocher adhérent.

R3 et le premier ressaut de L4


Descente en rappels dans la voie.

Le topo très beau( de Jean Pierre.


Pour le p'tit voyage prendre un jeu de friends jusqu'au n°3 et bien entendu quelques dégaines.
Vraiment un très joli cadre


Retour agréable par le sentier de montée village de Cette / col de Peneblanque.

La triste nouvelle de la semaine fera que nous dédions cette petite voie à Jérémy, lui qui adorait cette vallée et ce fabuleux cirque de Lescun. 



samedi 5 mai 2018

Fête du 1er Mai chez nos voisins ibériques

Pour fêter la fête du travail et surtout fuir cette météo de mouise qui s'abat sur les Pyrénées françaises, avec Noa, on passe de l'autre côté.
Au bout du tunnel, c'est le ciel bleu. Bluffant pour le djeuns, coutumier du fait pour l'ancêtre!

Sur place, on hésite entre Rueba et Riglos. Le djeuns choisit Rueba et son éperon Gallego.
Voie sympathique, de difficultés modestes, très bien équipée sur un excellent caillou même si dans la deuxième partie, il faut être plus attentionné avec la matière.
Descente facile en suivant le sentier et ses fameux points verts peints en vert.

Voyage:









Une bonne petite journée de grimpe pour les djeuns qui ont su fêter dignement la fête du travail.

mardi 17 avril 2018

Vallée blanche Gourettoise.

Pour le dernier jour d'ouverture de Gourette, avec Fabien, nous sommes partis pour faire, d'après les locaux, la fameuse vallée blanche béarnaise.
La journée commence pépère avec les remontées mécaniques puis il faudra mettre un coup de collier dans le couloir Pène Blanque pour ne pas être avalé par la foule du jour.
Sur le haut des crêtes, on hésite un long moment entre faire ces dernières ou descendre dans le vallon de Ausseilha en raison d'une croutée pas sympa.
Nos prédécesseurs nous montreront alors le chemin à prendre pour rester sur une neige assez dure dans les pentes Sud Ouest sans planter les spatules.

En haut, un panorama toujours aussi beau



En remontant sur la Houquette d'Arres, on se rend compte qu'au dessus de 2000m, il y a énormément de neige.


Au départ, on souhaitait faire le tour par le Sanctus et puis au vue de la qualité de la neige, on décide de plonger directement sur Anglas.

Du côté du Sanctus et vers l'Est de la chaine.


Contraste des couleurs...j'adore.



Au niveau du lac d'Anglas avec une neige qui ne fait pas rêver.



Dans le secteur, toutes les pentes ont des stigmates de coulées d'avalanches plus ou moins récentes.
En raison d'une neige bien lourdasse sur des pentes raides,et, afin d'éviter de se faire enterrer vivants, nous retrouvons, après avoir traversé une zone minée, les pistes salvatrices de la station.



jeudi 5 avril 2018

Chez Obélix, il n'y a Pâques des agneaux!

La météo pourrie de samedi, avec ses 30cm de neige fraiche bien lourdasse, nous plombera tous nos plans A programmés pour ce weekend de Pâques.
Donc, au lieu de faire de l'alpi, je me retrouve à faire une peau du côté de Barlagne, secteur fortement enneigé pour un mois d'Avril.
A la montée, je rencontre Philippe Barthez avec des clients,et, du coup, nous passerons la journée ensembles pour finir chez lui devant une bonne soupe et un bon café. Ambiance très sympa. Merci beaucoup Philippe  pour ton accueil.

Le lendemain, changement de partenaire, changement d'ambiance ( non je déconne JP: quoique?!)
Direction La Mature, histoire de bien se rappeler à quoi servent les pieds et de s'imprégner de quelques moments de doutes dans du V+ local des années 80.

Notre choix se porte sur la voie Obélix.
Pour faire simple, nous avons trouvé la voie très belle, homogène avec un calcaire parfait et pratiquement équipée.
Descente en rappels par la voie Astérix en Péril.

Voyage photographique: