mardi 24 février 2015

Skier n'est pas mourrir et BASTA la pétition


Il me fallait ressentir la vie et sortir de cette léthargie mortuaire que m'infligeait cette foutue grippe. Après avoir terrassé le lit, le canapé, la sourie de l'ordi et la télécommande de la tv durant une semaine, l'appel du blanc se fait ressentir.
Météo médiocre, pas de compagnon et un risque d'avalanche non négligeable: tout pour réveiller un mort...
Jusqu'à arriver à Arette, je ne sais toujours pas ce que je veux faire.
En remontant vers la Pierre St  Martin, je repère une "saignée "dans la forêt permettant de skier et d'aller visiter des lieux méconnus.



Et puis, petit à petit, une succession de clairières, d'espaces peu denses en boisement me permettent de voyager dans un joli monde.




Parfois les lumières sont de la partie.





Et puis progressivement, de fil en aiguille, je retrouve plus haut la route de la Pierre St Martin, du côté du "Braqua".


De là, la ballade dans les bois ne vaut plus le coup, alors c'est retour voiture avec de la bonne fraiche au programme.


Miam, Miam, Miam...


Retour à la case départ avec la banane et de bonnes sensations pour une résurrection.
Skier n'est pas mourir...

Maintenant, après la rêverie de la journée, revenons à la connerie de la réalité qui a vraiment le don de me mettre le bourdon un peu, beaucoup , passionnément....
Je veux parler de cette fameuse pétition qui circule depuis quelques jours sur certains blogs de grimpeurs espagnols et qui a atterrie par deux fois sur ma messagerie à l'insu de mon plein gré.

Si j'ai bien compris, cette pétition stipule qu'il faut mettre un terme aux ouvertures de voies entièrement équipées sur un terrain montagne et au dessus de 1500m.
Autant dire que cette pétition est une façon indirecte de tirer à  boulets rouges sur la bande des Caracoles qui ont eu le don de tendre le bâton pour se faire battre en allant ouvrir des voies équipées dans des sites dits "sensibles" et ou empiéter sur d'autres voies déjà ouvertes de façon traditionnelle en y collant quelques spits ( Val de Tena: papi collé au plafond) le tout arrosé abondamment de peintures afin que l'on ne puisse se perdre pour aller à leur pied et les confondre avec d'autres ouvertures plus "stylées".

A ce jour, sept cent signataires.
Questions: sur ces 700 signataires, combien  crient ou criaient avec fierté" nous sommes Charlie", symbole pur et dur de la liberté total d'expression?  Combien d'entres eux sont pour une liberté totale  des activités montagnes, sans restrictions quelconques et interdictions divers allant à leur encontre ou à leur intérêt divers?
Ouvrir une voie équipée en montagne, quelque soit la Montagne et son altitude, est une forme de liberté d'expression à mon avis. On approuve ou pas mais on ne monte pas une révolte sur le net à mon sens.

Autres questions: pourquoi 1500m? C'est quoi un terrain aventure?
Eh bien surement que c'est mieux ainsi, car si c'était 800m par exemple, il faudrait déséquiper tout Riglos et il est fort à parier qu'il n'y aurait plus beaucoup de donneurs de leçon qui grimperait sereinement. De plus, les histoires dramatiques  de Riglos démontrent bien que ce site était  un véritable terrain d'aventure au départ. Alors quel est le con qui a mis ces putains de spits à Riglos....?

Pêne d'Udapet: site équipé au dessus de 1500m avec une approche pouvant être très aventureuse selon l'humidité du coin: on déséquipe???

Gavarnie, Tour du Marboré, terrain de haute montagne avec une gageur certaine pour l'aventure; Voie équipée Woodpecker's  juste une aberration???

Des exemples comme ceux cités au dessus, il y en a plein et sans parler du massif alpin.

Messieurs, restons un peu raisonnables.
 Certes, arrêtons de créer des voies entièrement équipées juste à 1.5 mètre ou passant sur des voies tradi et de badigeonner le sol de peinture.
Mais arrêtons aussi de vouloir mettre absolument des règlementations pour nuire à une activité dont certains n'adhèrent pas. ( d'ailleurs qui sont ils pour décider pour les autres, quels sont leur pouvoir, leur statut leur permettant de mettre en place cette règlementation et sous quel cadre juridique? Sont ils des élus locaux représentant l'intérêt de la population, de l'état etc. etc. etc.?)

Allez, "nous sommes Charlie" qu'ils disent.... des paroles et des actes.
BASTA la pétition.


mardi 10 février 2015

Poudre aspoise: en veux tu, en voilà


Petit tour à ski (qui est devenu grand) du côté du plateau de Lhers, dans un secteur que nous chérissons avec Louis; un peu notre Barlagne locale mais avec le monde en moins.
Cette fois ci, nous serons accompagnés par une représentante de la gente  féminine avec la présence de  Nath.

De la neige, de la neige, de la neige et des bons moments en perspective.
Ambiance féérique avec un astre solaire qui se bat avec une couverture nuageuse: un coup à moi, un coup à toi.

Rien que pour nous...







Pour l'occaz, les arbres ont mis  leur robe de mariée.



La crête est juste au bout...



Silence, le spectacle de magie commence.



Et puis, pris d'un coup de Stromboli aigu, attirés par cette matière blanche, nous décidons de prolonger ces beaux moments en descendant dans l'autre vallon pour faire une partie de slalom dans les bois.  BINGO!!!



Au fond du vallon, on se dit que nous avons gouté à un morceau du paradis.
Maintenant, il faut remonter et les traces présentes vont bien nous aider.
C'est parti pour la boucle. Juste dément.






Mais voilà, de retour sur les crêtes, le brouillard a gagné la partie et c'est avec l'aide de, pas un mais deux GPS que nous reviendrons sur nos pas   du matin pour se taper une autre bonne descente, même si vers la fin, la neige avait mis sa première carapace de gel.

Un si beau gosse perdu dans le brouillard à jamais: quel gâchis.( la page commentaires est dispo).

mardi 27 janvier 2015

Gavarnie fashion Zermatt


Du monde, du monde, du monde...
Au départ, je souhaitais partir vers la montagne d'Areng pour grimper, et puis Louis ne se sentait pas capable de prendre une nouvelle rouste.

Alors, l'idée de remplacement était d'aller faire un peu mumuse sur des planches du côté de Barèges avec deux autres joyeux lurons dont je tairais les noms: Michel et Bastien.
Mais voilà, il faut changer les plans car un méga bouchon sur la route s'est formé sous le village en raison d'une route enneigée.
Demi tour et direction donc Gavarnie.
Mauvaise pioche. Le secteur est mal enneigé et notre quête de la poudre blanche nous pousse jusque sous la station, dans le fameux virage où se trouve en nombre de voitures, l'équivalent du parking d'une grande enseigne commerciale en semaine.
Il n'y a plus qu'à suivre les gens en remontant cette trace qui fait penser à un Chamonix Zermatt.

Mon repas est dans un de ces sacs


Enfin seul?


Grande ambiance








Et puis, il y a le fruit de la passion... là bas, au fond.



Les zigs en haut du paradis blanc.


De l'autre côté, le maitre des lieux:



Après un petit repas frugal grâce à Bastien , descente un peu moins fringante dans une poudre bien merdeuse où on y laissera du fart et deux bâtons pliés. 

On était par là:

jeudi 15 janvier 2015

Pena telera: un truc par la haut


On dit que la nuit, tous les chats sont gris et à priori, il n'y a pas qu'eux. Dans la pénombre, il peut être difficile de trouver le départ de voie ou d'être sûre du bon endroit  si ce dernier n'est pas bien distinct de tout le reste.

Après avoir remonté une partie du couloir de la grande diagonale, on met le clignotant à droite et Rémi entame le premier ressaut en glace qui permet de passer un verrou et fait relais plus haut dans le couloir qui part en écharpe vers la droite.
En attendant, le jour qui est un peu fainéant ces derniers temps, pointe ses premiers rayons.




A la faveur de la lumière naturel, Rémi constate que nous ne sommes pas au bon endroit. Il est possible encore de redescendre ou de se lancer dans de grandes traversées incertaines pour récupérer l'idée initiale. Mais bof...
Les vieilles traces de crabes sur la neige et l'orientation de la rampe, nous font penser être au début de la voie Sonia. Après concertation, on décide de continuer, un peu au juger.

La leçon d'improvisation commence. Au feeling, parfois en repérant quelques traces, on franchit des vires tout en tirant sur la droite pour finalement arriver au pied de l'éperon Nord et le contourner par sa droite.








Une fois passé à droite de l'éperon, nous remontons un système de couloir goulotte, entrecoupé parfois d'un ressaut, jusqu'à sortir à droite du sommet.










Après 2h30 de voyage, nous sortons  et venons de claquer 400 à 500 m de voie réalisée bien souvent à corde tendue. Comme dit Rémi, on s'est fait au moins  les "cuissots".

Descente facile par le couloir de l'Y avec 3 rappels équipés.

Pour ce genre de sortie, prendre 1 jeu de friends, un jeu de coinceur et 2 broches courtes.
Estimation de la difficulté de la course D+.